Québec, ville d’escaliers

Projet de concours international d’architecture de paysage et de design

Version légèrement remaniée depuis sa première publication le 11 septembre 2011.

Une topographie unique

De tous les aspects de Québec, c’est probablement sa topographie qui a été la plus célébrée, tant par les voyageurs que par les spécialistes de diverses disciplines. Qu’on pense à Sixte Le Tac ou à Raoul Blanchard, en passant par Tocqueville, Thoreau, Dickens, Garneau, Trudel, etc. Tous ont vanté les potentialités de cette géographie si unique. Même le langage populaire trahit cette omniprésence paysagère : les gens de Québec ont parfois tendance à réduire les nuances de leur ville à la haute et à la basse ville, quand, à bien des égards, les deux peuvent se comparer. Cela dit, depuis quelques années, sous l’influence d’un rassemblement d’acteurs, la haute ville tend à déborder vers la basse ville.

La topographie de Québec s’impose à nous de plusieurs façons, surtout par les efforts que nous déployons quotidiennement pour passer d’une ville à l’autre, de la basse à la haute. Parmi les adaptations que la vie urbaine a su développer pour unir à ces deux plans d’existence, il faut souligner les nombreux escaliers aménagés çà et là dans les différents quartiers de Québec et de Lévis. Et qui n’a pas poussé un long soupir de découragement en levant les yeux vers le haut de certains escaliers! Ces escaliers, véritables traits d'union entre les quartiers, sont avant tout fonctionnels : ils remplissent la tâche pour laquelle ils ont été aménagés. Ils recèlent cependant un important potentiel de mise en valeur de la ville et du Cap-aux-Diamants, pour les citoyens comme pour les visiteurs.

Des concours nationaux et internationaux

Cette mise en valeur pourrait se faire par l’entremise d’une série de concours de design et d’architecture de paysage par lesquels les escaliers de Québec seraient transformés en œuvres d’art, tout en conservant leur fonction première d’escaliers.

Ces concours seraient autant de publicité pour Québec, tout en permettant à nos designers de se faire connaître à l’échelle internationale. Et transformer nos escaliers en œuvres d’art permettrait à Québec d’être connue pour autre chose que sa vieille capitale. Pour retenir une image quelque peu exagérée, mais plutôt percutante, imaginons un escalier qui serait dessiné par Salvador Dali et assemblé par les artisans de Québec. C’est le Château Frontenac qui basculerait dans l’oubli! Avec un tel concours, Québec pourrait ainsi acquérir une nouvelle notoriété, celle de ville d’escaliers.
Au terme de ces concours, les escaliers de Québec seraient reliés par un parcours thématique (guides), permettant à tous et chacun de (re) découvrir certains quartiers de Québec, tout en effectuant une randonnée au cœur même de l’art contemporain (au propre comme au figuré).

En espérant que cette idée, présentée à quelques institutions depuis 1998, se fraye un chemin.

Rémi Guertin Ph.D.

Un article sur les escaliers de Québec

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